[Djam] Chronique: Gerald Clayton – Tributary Tales

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Parmi les jeunes musiciens qui réinventent aujourd’hui le son et l’identité du jazz sur son continent natal, le pianiste et compositeur Gerald Clayton a su s’offrir une place privilégiée. Il vient de sortir Tributary Tales, son quatrième album.

Le jeune Californien né au Pays-Bas nous avait été révélé lors de tournées aux côtés de Roy Hargrove. On se souviendra d’un solo capturé en 2007 au New Morning, main gauche plaquée sur les cordes tandis que la droite improvisait autour du thème phare du trompettiste, « Strasbourg Saint-Denis. » Depuis, Clayton s’est produit aux côtés de Dianne Reeves, Ambrose Akinmusire, Peter Bernstein ou Kendrick Scott et se constitue au fil des années une discographie qui n’a rien à envier à ses compères les plus accomplis. Aujourd’hui, il tourne aux côtés de Charles Lloyd. Mais il nous revient en 2017 avec un quatrième album, Tributary Tales chez Motéma, disque qui s’inscrit sans doute aucun dans le cadre d’un jazz New-Yorkais d’aujourd’hui. Enregistré après une semaine de résidence au Village Vanguard, l’opus semble se dérouler avec un grand naturel, faisant fleurir une image globale d’une vision esthétique armée de grande sensibilité mélodique et d’une puissance dans la légèreté. « Je réfléchissais à la musique en rétrospective. J’essayais de comprendre ce que ça m’évoquait, qu’est-ce qui me venait en tête d’un point de vu narratif et poétique. Et je retombais toujours sur ce sentiment de reliance intérieure, cette impression que tous les éléments du disque, que ce soit les différents musiciens ou les différents titres, portent une cohésion forte. »

La connexion est mise à l’honneur, le personnel est choisi avec soin. Non seulement Clayton s’entoure de musiciens parmi ceux des plus en vogue, mais il s’agit avant tout là de gens de confiance, d’amis chers avec qui il entretient des relations musicales datées et soumises à l’épreuve du temps. « Ces gars-là constituent une vraie famille maintenant, » confirme le pianiste. « Et je crois que ça me permet d’avoir une certaine confiance dans la musique, d’essayer des choses et de laisser les autres amener de nouvelles idées. » La rythmique, composée de Justin Brown à la batterie et du bassiste Joe Sanders l’accompagne depuis maintenant plusieurs années. Et le saxophoniste ténor Ben Wendel, qui produisait en 2013 l’album Life Forum, passe cette fois de l’autre côté de la table son, aux côtés de l’intrépide Logan Richardson à l’alto.

 

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